
Le programme Sésame poursuit sa lancée en faveur de la transition agricole et alimentaire locale tout particulièrement dans les restaurants scolaires des écoles des communes de l’Agglo. Au menu : une approche globale, du champ à l’assiette, pour agir sur la restauration collective, limiter le gaspillage, éduquer au goût et faire évoluer durablement les habitudes alimentaires des enfants.
Dire stop au gaspillage alimentaire
Selon l’Ademe, l’agence de la transition écologique de l’État, près de 10 millions de tonnes de nourriture sont jetées chaque année en France, dont 8 % proviennent de la restauration collective. Un gaspillage alimentaire considérable et contre lequel le programme Sésame de Cœur d’Essonne contribue à lutter.
Un plan d’actions, à destination des services de restauration scolaire des 21 communes de l’Agglo, est ainsi déployé pour aider à revoir l’intégralité du système, de la commande au plateau-repas, et tenter d’inverser la tendance.
Entre création de groupes de travail intercommunaux rassemblant des personnels de restauration et expérimentation autour de l’ajustement des commandes (pour éviter les excédents, réduire les coûts et injecter les économies réalisées dans des produits de meilleure qualité), de multiples actions ont été menées pour lutter contre le gaspillage alimentaire.
De nouvelles saveurs au menu
Autre objectif : l’augmentation de l’apport en protéines végétales (pois chiches, haricots rouges ou lentilles par exemple) et en légumes de saison dans les assiettes de vos enfants. Mais pas question de changer les menus sans préparer les papilles ! Depuis le début de l’année, les équipes de Sésame sillonnent les écoles maternelles et élémentaires du territoire pour faire découvrir ces nouvelles saveurs et ces nouveaux produits aux petits écoliers. Près de 700 enfants ont déjà pu voir,
sentir, toucher et finalement goûter de nombreux légumes de saison : un premier pas indispensable pour changer leurs habitudes alimentaires.
En coulisses, la transition se joue aussi côté cuisine. Une formation spécifique a notamment été menée auprès du personnel de la cuisine de l’entente intercommunale de Sainte-Geneviève-des-Bois qui approvisionne les restaurants scolaires des communes d’Avrainville, Cheptainville, La Norville, Longpont-sur-Orge, Sainte-Geneviève-des-Bois et Villiers-sur-Orge ; une nouvelle session est organisée, ce mois ci, pour les agents de la cuisine communale de Fleury-Mérogis. Plusieurs outils innovants sont également testés comme les tables de troc réfrigérées, pour échanger les produits non consommés, ou encore un système de « petite faim / grande faim » permettant d’adapter les portions à l’appétit de chacun.
En marche vers la transition
La dynamique est donc bel et bien lancée dans nos cantines. Grâce à ces partages d’expérience, les communes volontaires pourront bientôt disposer de solutions adaptées pour traduire la transition agricole et alimentaire jusque dans les assiettes et transmettre aux petits Cœur d’Essonniens le goût d’une alimentation plus durable.
Et si c’est bio et local, c’est encore mieux. Là encore le programme Sésame encourage l’approvisionnement en produits du territoire, ce qui permet aussi de soutenir les agricultrices et agriculteurs locaux.