La Petite Note

Gaëlle Teyssier, Directrice du Conservatoire communautaire à Breuillet, vous propose, chaque semaine, une petite note pour découvrir de nouveaux horizons musicaux, de danse, de théâtre ou de cinéma.

Musiques et ballets russes


©Mariinsky (Kirov) Ballet

Shéhérazade
Opus* 35 de Rimski-Korsakov (1844 - 1908).

Ce ballet est un poème symphonique de Nikolaï Rimski-Korsakov créé à Saint-Pé​tersbourg le 3 novembre 1888.

Cette œuvre est la plus populaire du compositeur qui s’est inspiré de différents épisodes des contes des Mille et une Nuits.

  • La mer et le bateau de Simbad  
  • Le récit du prince Kalender  
  • Le jeune prince et la princesse  
  • Fête à Bagdad
  • Le naufrage du bateau sur les rochers



Deux ans après la mort de Rimski-Korsakov, Michel Fokine créera à l'opéra de Paris, le 4 juin 1910, une chorégraphie pour les Ballets russes de Diaghilev, utilisant une compilation de l’œuvre originale du compositeur.

Ce ballet sera ensuite présenté à New York le 14 juin 1911. ​



La danse du sabre
Extraite du ballet Ganayeh de Aram Khatchatourian (1903 - 1978).

Khatchatourian est un des compositeurs russes les plus en vue de son époque avec Chostakovitch et Prokovieff et le principal représentant musical de l’Arménie.

Son ballet Ganayeh, écrit en 1942, est un véritable kaléidoscope de folklores russe et caucasien. ​


 * « Opus » est le mot latin pour œuvre. Il est utilisé en musique pour la chronologie des œuvres d’un compositeur. ​

Jacques Tati (1907-1982) ​



 © Les films de mon oncle

Réalisateur français le plus reconnu à l’étranger mais génie mal aimé du cinéma de l'hexagone, Jacques Tati recevra finalement un César en 1977 pour l’ensemble de son œuvre.  

Ses films nous emmènent dans un univers de comédie où se mêlent le burlesque (Charlot, Buster Keaton), le mime, des personnages caricaturaux, la drôlerie, la naïveté le tout paré d’une extrême beauté visuelle.


Dans Jour de fête (1949), qui obtiendra le Prix du meilleur scénario à la Mostra de Venise en 1949 et le Grand Prix du cinéma français en 1950, il crée le personnage du Facteur qui rivalise avec la modernité américaine, ce qui dans le contexte de l’après-guerre était assez osé. Et même s’il se moque du monde moderne, en particulier de la technique, le regard qu’il porte sur l’humanité est toujours bienveillant.  ​

 


 


Tous les habitants de Sainte-Sévère-sur-Indre (village dans lequel s’était réfugié Tati pendant la guerre) participent au tournage en gardant leur naturel à la demande de Tati, les enfants font des tours de manège quand bon leur semble et parmi ces figurants se trouvent également les techniciens de ses films qui étaient costumés pour être prêts à jouer au bon moment.  

Jacques Tati utilise en permanence une technologie de pointe pour tourner ses films et Jour de fête sera le 1er film français en couleur mais il sortira sur les écrans en noir et blanc car les coûts inhérents au tirage des copies couleur étaient alors prohibitifs. Il faudra attendre 1995 pour enfin le voir en couleur. ​ ​

Suivront Les vacances de monsieur Hulot  (1953)​, Mon Oncle (1958) qui remporta l’Oscar du meilleur film étranger en 1959​, puis Play Time  1967), Trafic (1971) et Parade (1974)​.









Exigeant et méticuleux dans ses tournages, Jacques Tati est capable de refaire les prises de multiples fois pour des détails qui pourraient paraître insignifiants mais qui font toute la subtilité de ses films. Beaucoup de cinéastes, comme David Lynch et Terry Gilliam, saluent aujourd’hui l’influence de Tati sur leur cinéma.

La musique dans les films de Tati
N’oublions pas de parler d’un élément considérablement important pour Jacques Tati : la musique et la bande-son auxquelles il porte une extrême attention. Parmi les compositeurs citons Jean Yatove, Alain Romans, Franck Barcellini ou encore Francis Lemarque. Cette musique est tour à tour entraînante, contemplative, mélancolique, jubilatoire et souligne parfaitement chaque scène du film.

Dans sa biographie, Jean-Louis Scheffer précise : « Le gag de Tati n’est jamais venu de l’idée de savoir faire du cinéma drôle, mais comment vivre ensemble ».


Donald O’Connor (1925-2003)




Acteur et danseur américain, Donald O’Connor naît dans une famille d’artistes​ de cirque dans la période de l’âg​e d’or de la comédie musicale américaine (1930-1957). Il exécute de petits numéros dès ses 13 mois  !

​Sa carrière commence à l’âge de 13 ans grâce à Bing Crosby et il devient l’une des plus grandes vedettes d’Hollywood. Ses numéros sont un savant alliage de clowneries, d’acrobaties et de claquettes virtuoses.​

En voici un exemple dans "Yes sir, that ‘s my baby " (1949)​



Son rôle dans " Chantons sous la pluie" en 1952 le rend encore plus célèbre notamment avec l’air de "Mak’em laugh" (faites-les rire)​ ou encore "Fit as a fiddle".




Il retrouvera Debbie Reynolds, sa partenaire de "Chantons sous la pluie", dans "I love Melvin" (1953), film dans lequel il exécutera un numéro sur patins à roulettes deux ans avant "I like myself" avec Gene Kelly.

Il tournera également avec Marilyn Monroe dans "There’s no business like show business" (1954) dont voici un extrait​​​​ :



Donald O’Connor, grand ami de Gene Kelly, devait jouer de nouveau avec lui dans "Brigadoon" mais, pris par un autre tournage, il en fut empêché.

Après 1958, ses apparitions se feront plus rares. Il tournera son dernier film en 1997 "Out to sea" avec Jack Lemmon et Walter Matthau.

Il possède une étoile sur le Hollywood Walk Of Fame, au 1680 Vine Street.

Plus d'infos