Changer de vie, devenir agriculteur et cultiver les terres qui nous entourent : un projet aussi exaltant qu’audacieux. Pour faciliter sa réussite, Les Champs des possibles, partenaire du programme de transition agricole Sésame, propose un dispositif innovant : la possibilité de tester son activité en conditions réelles. Un filet de sécurité qui permet aux futurs agriculteurs de mûrir leur projet et de préparer plus sereinement leur avenir.
Cultiver ses compétences
Se lancer dans l’agriculture ne se résume pas à cultiver la terre. Modèle juridique, investissements, choix d’organisation, contraintes foncières ou techniques font aussi partie de l’équation… et peuvent rapidement donner le vertige et faire douter. L’appui des Champs des possibles, partenaire du programme de transition agricole et alimentaire de l’Agglo, peut alors s’avérer déterminant. Son système de couveuse permet en effet aux porteurs de projets agricoles de tester leur activité, sur une période de 1 à 3 ans. Une solution idéale pour profiter d’un accompagnement (humain, matériel et foncier), confronter sa vocation à la réalité du métier ou valider la viabilité économique du projet…tout en limitant la prise de risque.
Une expérience qui porte ses fruits
À l’issue de l’expérimentation, les participants peuvent évidemment opter pour un autre parcours professionnel, mais, dans la très grande majorité des cas, ils décident bel et bien de poursuivre l’aventure. En 10 ans, 130 porteurs de projets sont passés par ce dispositif et 90 % d’entre eux ont continué leur parcours agricole. Plus d’une centaine ont même créé leur propre entreprise et, 5 ans après, toutes sont encore en activité. Un bel exemple de transition réussie… et durable !

J’ai découvert ce dispositif, un peu par hasard, lors de la Fête Champêtre de l’Agglo, il y a 4 ans. À l’époque, j’étais ouvrier maraîcher, en recherche d’emploi, et je rêvais de créer ma propre ferme. L’idée du test d’activité a doucement fait son chemin et 6 mois plus tard, j’ai finalement tenté l’expérience au sein de la Ferme de l’Envol à Brétigny-sur-Orge. Le « test d’activité » m’a permis d’être accompagné, autour de l’administratif et de la comptabilité notamment, de nouer des contacts et de lever beaucoup d’interrogations. C’est clairement en faisant que l’on apprend le mieux. Aujourd’hui, je ne regrette absolument pas : 10 mois après mon arrivée, on m’a proposé de devenir associé de la ferme, un statut que je ne connaissais pas mais qui est finalement bien plus en adéquation avec ma vision du métier !
Cyril Gardon, Ferme de l’Envol à Brétigny-sur-Orge

Après une première carrière en tant que travailleur social, je me suis reconverti dans le maraîchage biologique. J’étais d’ailleurs en 2e année de test d’activité quand Les Champs des possibles m’ont parlé d’un projet de reprise de ferme à Longpont-sur-Orge.
Roman Studer, Ferme des Douvières à Longpont-sur-Orge
Cette opportunité est arrivée au bon moment : j’ai entamé une nouvelle année de « test », axée cette fois sur la reprise d’exploitation. La transition s’est faite en douceur : j’ai pu rencontrer l’ancien exploitant, échanger avec lui, vérifier que ce projet me correspondait et bien sûr, apprendre à gérer la ferme dans son ensemble.
Cela fait maintenant 6 mois que je suis officiellement à la tête de la ferme des Douvières. J’ai créé ma propre entreprise et concrétisé mon projet d’installation, ici, dans la région qui me tenait à cœur.