Centre d'art contemporain (CAC)

Nanti d’un espace d’exposition en forme de passage, le CAC Brétigny développe une programmation qui fait des artistes et des publics de véritables usagers et qui positionne le centre d’art en lieu de vie du territoire.

Conçu en forme de passage, entre une médiathèque et un théâtre, le CAC Brétigny est plus que poreux à son environnement. De la création d’œuvres in situ permettant d’habiter le lieu à l’implication de groupes d’amateurs, le CAC Brétigny affirme sa singularité par une attention particulière à celles et ceux qui le peuplent et le construisent: artistes, artisans, étudiants, élèves, chercheurs, habitants, techniciens...

Le CAC Brétigny développe ainsi une structure et une programmation qui font des artistes et des publics de véritables usagers.

DES SAISONS EN MOUVEMENT

Chaque saison est pensée comme un mouvement qui s’articule en plusieurs temps—ouverture, thème, focus et final, autour d’un motif central innervant l’ensemble des projets. La première saison 2016-2017 «Chants de distorsion» a duré un an et compte quatre mouvements. Le second cycle, «Altérisme», dure deux ans et huit mouvements. 

Saison 2017-2018: «Altérisme», volet 1

Quand Roland Barthes écrit «Martiens», dans ses Mythologies, il est atterré par la façon dont son époque envisage la vie sur Mars. Les terriens s’approprient la planète en y projetant leurs propres coutumes et croyances. Fondant la vie martienne sur le mythe de l’identique, du double, ils refusent une remise en cause de leur logique habituelle par l’intrusion d’une véritable altérité. Car la rencontre avec l’inconnu entraîne avant tout l'interrogation de sa propre identité et ainsi l’apparition de l’autre en soi. C’est pourquoi, comme le dit Barthes, l’altérité est le concept le plus antipathique au «bon sens». Elle entraîne la remise en question des prérequis, des facilités de penser, elle permet alors une véritable construction du savoir.

Valentine Schlegel, L'arbre blanc, 1954. Photo: Hélène Bertin.

«Cette femme pourrait dormir dans l’eau»

Valentine Schlegel par Hélène Bertin

30 septembre—9 décembre 2017

Ouverture de l'exposition le samedi 30 septembre, 17h-21h

L'exposition «Cette femme pourrait dormir dans l'eau» a été conçue par l'artiste Hélène Bertin suite à une recherche sur l'art de vivre et la pratique artistique de Valentine Schlegel auprès de ses proches, ses élèves et ses collectionneurs. La voyant tranquillement faire la sieste dans n'importe quel espace, l'un de ses amis pêcheurs choisit cette expression sétoise pour nommer son attitude sereine.

Née en 1925, Valentine Schlegel a développé une pratique plastique quotidienne et mutante entre Paris et Sète. À l'image d'un couteau suisse, elle maîtrise plusieurs techniques pour réaliser des objets usuels aux corps sculpturaux: couverts en bois, vases en céramique, sacs en cuir, cheminées en plâtre. Conçu sans hiérarchie, souvent en collaboration avec ses amis, ce corpus est fait d'objets de différentes dimensions et aux usages tantôt fan­taisistes, tantôt quotidiens. Valentine Schlegel a également réalisé nombre d'éléments architecturaux en plâtre destinés aux intérieurs. Ces sculptures à vivre sont aussi, par leur caractère indéplaçable, la raison pour laquelle son travail est resté méconnu. Si par ses oeuvres elle ne s'adresse pas uniquement au monde des expositions, elle participe néanmoins à certains événements historiques du Musée des arts Décoratifs à l'époque où le Centre Pompidou n'existait pas encore.

À travers la pratique de cette artiste, Hélène Bertin cherche aujourd'hui à mettre en valeur l'importance d'autres adresses de l'art.

L'exposition s'accompagne de la publication d'un catalogue «bio-monographique» et a été pensée en deux parties. Une première partie, visuelle, constituée d'une sélection d'oeuvres. Une seconde, vivante, ponctue l'exposition d'une cueillette, d'un dîner «romertopf», de polémiques autour du foyer de la cheminée présentée dans l'exposition, et d'ateliers pour enfants, inspirés de sa pédagogie développée lors des «Ateliers des moins de 15 ans» au Musée des Arts Décoratifs.

Rendez-vous de l'exposition

Samedi 23 et dimanche 24 septembre 2017

Objets Cueillis, atelier dans le cadre du week-end «Effet papillon» du Théâtre Brétigny

Samedi 30 septembre 2017

Ouverture de l'exposition (17h) tielles et musiques occitanes (à partir de 19h)

Samedi 28 octobre 2017

Conférence-châtaigne

Samedi 2 décembre 2017

Conférence et dîner römertopf

Samedi 9 décembre 2017

Conférence-tisane

Chaque mercredi à 14h30

Ateliers de pratique artistique

 

Renseignements et inscriptions: reservation(arobase)cacbretigny(point)com / 01 60 85 20 76 ou 01 60 85 20 78

Plus d'informations: http://cacbretigny.com/

 

Qui sont Valentine Schlegel et Hélène Bertin ?

Valentine Schlegel est née en 1925 à Sète. Elle étudie à l'école des beaux-arts de Montpellier où elle commence une pratique de dessin. Elle travaille pour les premiers festivals en Avignon comme assistante costumière, accessoiriste puis régisseuse en chef. En 1945, elle monte à Paris et découvre la céramique avec Frédérique Bourguet puis avec sa sœur Andrée Vilar. Dès le début des années 50, elle fait cavalière seule et imagine une série historique de céramiques montées au colombin. Dès 1960, elle prolonge sa passion pour l'art du feu par la construction de cheminées en plâtre qui se poursuit jusqu'aux années 2000. Ses sculptures à vivre respirent son paysage natal méditerranéen. Pendant les temps libres, elle expérimente les matériaux vernaculaires de Sète: le bois, le cuir et la mosaïque qu'elle travaille avec ses amis. En parallèle de sa production plastique, elle fonde le pôle modelage des ateliers des moins de 15 ans au musée des arts décoratifs de Paris où elle enseigne de 1958 à 1987. Avec une pédagogie inventée, elle rencontre trois de ses futurs assistants et elle expose à plusieurs reprises au musée.

Hélène Bertin est née en 1989 dans le Luberon. Elle traverse doucement la France en suivant les cours d'art appliqués au lycée en Avignon, de l'école des beaux-arts de Lyon puis de l'école des beaux-arts de Paris-Cergy. À la fin de ses études, elle s'installe entre Paris et Cucuron, son village natal. Elle développe une pratique qui met en mouvement le travail d'artiste, de curateur et d'historienne. Ses objets de sculptrice ont des qualités usuelles qui se dérobent à l'espace du white cube. Ils se vivent dans l'intimité de la sphère privée, comme l'espace de l'atelier, de la maison, et en extérieur. Hélène Bertin travaille aussi en collectif avec Plafond, avec qui elle partage des moments de travail et des expositions. Avec l'aménagement de son atelier à Cucuron, le «workshop culinaire» est l'un de ses terrains d'expérimentation collective où des artistes se regroupent autour de mets qu'ils confectionnent, mangent et digèrent ensemble. Investie dans son village, c'est dans un vignoble de vin naturel qu'elle a récemment organisé sa première exposition collec­tive. Depuis plusieurs années, elle réalise des recherches autour de Valentine Schlegel qui, comme une guide, lui a ouvert sa pratique originale et libre de l'art.

Expositions passées

DISCOURS PRIMAL - LIZ MAGIC LASER

Du 13 mai au 30 juillet 2017

«Discours primal» est la première exposition monographique en France de l’artiste américaine Liz Magic Laser.

VOCALES

Du 4 février au 23 avril 2017

Une exposition de Céline Poulin, Marie Preston et Stéphanie Airaud.
Avec Esther Ferrer, Núria Güell, Adelita Husni-Bey, Leigh Ledare, Devora Neumark, Christian Nyampeta, Marie Preston, Sébastien Rémy, Till Roeskens et Cyril Verde.
Pour créer ensemble, au début, il faut accepter l’indétermination et accueillir l’antagonisme, puis tâtonner, laisser advenir les discussions et travailler les ajustements. Ces points de départ et ces processus de création nous semblent favoriser — qu’elle qu’en soit l’issue — la construction des relations et la créativité de chacun.
+ d'infos

JUMP

Exposition du 19 novembre 2016 au 22 janvier 2017

Vernissage le Samedi 19 novembre à partir de 17h

Commissaire : Céline Poulin
Dispositif spatial : Jean-Pascal Flavien
Artistes : Julie Béna, Jean-Luc Blanc, Aleksandra Domanović, Zackary Drucker, Jean-Pascal Flavien, Christophe Lemaitre, Géraldine Longueville, Fabio Morais, Sean Raspet, Dennis Rudolph, The Big Conversation Space… et une invitation spéciale à la commissaire Agnès Violeau.

Le saut (JUMP) est le passage d’un plan à l'autre, d’une subjectivité à l’autre, de l’objet vers son usage possible (ou non). JUMP, dispositif spatial conçu par l’artiste Jean-Pascal Flavien, relie deux faces d’une entité — les locaux du centre d’art et son espace numérique, leur propose une traduction réciproque et incertaine. Il y a autant de types de sauts qu’il y a de combinaisons d’éléments possibles.

Les œuvres des artistes invités à habiter le dispositif jouent de l’ambiguïté de leur statut : objets de liens ou de conflits, artefacts intimes ou utilitaires, formes ambivalentes ou passages entre différentes réalités.

JUMP expérimente la manière dont les œuvres fonctionnent, travaillent au quotidien, cherchent une redéfinition des catégories et usages traditionnels, brouillent radicalement ou subrepticement le « bon sens ».  Mutant pendant toute la durée de l’exposition, JUMP réfléchit l’usage de l’espace et met en perspective l’identité mouvante du lieu

Qu’est ce qu’un centre d’art contemporain ?

Il existe une cinquantaine de centres d’art contemporain sur le territoire français. Ils apparaissent dans les années 1970 avec pour ambition d’être des lieux de production et de diffusion de l’art actuel. A la différence de la majorité des musées, ils n’ont pas nécessairement une collection. Ils ont été conçus à l’origine pour être des lieux d’accueil et d’accompagnement pour les artistes et des lieux de rencontre entre le public et l’art de son temps. Aujourd’hui nombre de centres d’art sont également pensés comme des lieux de vie pour leurs usagers et des espaces de recherches au croisement de différentes disciplines. Leur activité repose sur un programme d’expositions, de rendez-vous, d’événements, d’éditions et de médiation en direction du public.

Réuni avec la médiathèque et le Théâtre au sein de l’Espace Jules Verne, le CAC Brétigny est un équipement de la Communauté d’Agglomération de Cœur d’Essonne. Membre des réseaux D.C.A et TRAM, il reçoit les soutiens du Ministère de la Culture et de la Communication - DRAC Île-de-France, de la Région Ile-de-France et du Conseil départemental de l’Essonne.

Présentation de l'exposition JUMP

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Situation

Centre d'art Contemporain

Rue Henri Douard Bretigny-sur-Orge

Site du CAC Brétigny

Coordonnées

Tél. : 01 60 85 20 78

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